Innocent KETEMEPI
mardi 28 avril 2026
mercredi 4 mars 2026
Historique du Village lacustre de Ganvié au Bénin
Fondé au XVIIe ou XVIIIe siècle sur le lac Nokoué au Bénin, Ganvié (« la communauté sauvée ») est né de la fuite du peuple Tofinu, cherchant refuge contre les razzias esclavagistes du royaume de Dahomey. Surnommée la « Venise de l'Afrique », cette cité lacustre sur pilotis s'est construite sur l'eau, où les ravisseurs n'osaient s'aventurer, protégeant ainsi des milliers d'habitants.
Voici les points clés de l'histoire de Ganvié :
Origine (XVIIe-XVIIIe siècle) : Les Tofinu, fuyant les guerres tribales et les esclavagistes, se sont installés dans les marécages du lac Nokoué.
Fondation mythique : La tradition orale raconte que le roi Agbogdobé a trouvé le site en se transformant en épervier, puis a transporté son peuple sous la forme d'un crocodile, d'où la vénération de cet animal.
Le nom : Ganvié vient du fongbé "Gan" (sauvé) et "vié" (la communauté), signifiant "la communauté sauvée par l'eau".
Vie et culture : Le village est une cité sur pilotis, célèbre pour son marché flottant, la pêche et ses traditions Vaudoun.
Reconnaissance : Ganvié est inscrite sur la liste indicative du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996.
La cité abrite aujourd'hui des milliers d'habitants (plus de 35 000 selon certaines sources) vivant principalement de la pêche, bien que le village fasse face à des défis écologiques.
Cette série vous plonge au cœur de la vie quotidienne à Ganvié.
Email : innoproduction@gmail.com
lundi 16 février 2026
Danse Habiyè : fête religieuse des Kabyè
En pays Kabiyè, est célébrée une fête traditionnelle appelée Habiyè (Habiyè signifie littéralement la route). Elle est célébrée chaque premier mercredi du mois de décembre, une fois tous les 5ans (le dernier était en décembre 2015). L’objectif premier de cette fête est de démontrer ses vraies capacités spirituelles à travers une danse.
En effet, on appelle ‘’héla’’ les personnes qui produisent la sonorité ‘’Habiyè’’. Après avoir parcourus une très longue distance à pied, sur le lieu de culte au sommet d’une montagne, les danseurs, torses et pieds nus, se couchent à plat ventre dans les herbes. Deux des ‘’héla’’, les plus forts, sortent en marchant côte à côte l’un frappant un petit tambour appelé ‘’Akrima’’ et l’autre tenant un petit canari. Ils marchent tous deux droit vers ‘’Fétié Vènou’’ (le Rocher Fétiche) où réside ‘’Sim’’ (la mort). Arrivé à destination (chez ‘’Sim’’), un ’’Hélou’’(l’homme au canari) appelle ‘’Sim’’ en prononçant le mot ‘’Wiyao’’ qui veut dire ‘’Chef /Roi’’. Le rocher répond à son tour ‘’Abidé’’ qui signifie ‘’Reine’’; tout ceci trois fois de suite tout en augmentant le ton. D’un seul coup, le rocher se fend en deux. Une petite quantité d’eau limpide et claire en découle et est recueilli en même temps par le ‘’Hélou’’. Lorsque la dernière goute tombe dans le canari, les autres « Hélou » commence une course dont l’arrivée est le lieu de la danse, situé en bas de la montagne.
Au cours de la danse, ‘’les Hélou’’ chantent sur un même rythme en glorifiant le nom de ‘’Sim’’ tout en prononçant des paroles incantatoires. Au fur et à mesure que les paroles sont prononcées, les danseurs tombent en transe.
Bien que Habiyè soit une sonorité produite par les kabiyé, elle se retrouve aussi sous une autre forme dans la préfecture de Doufelgou chez les Nawdéba (les Losso). De nos jours, l’usage abusif des forces spirituelles par certains danseurs a conduit à l’interdiction d’utilisations des pouvoirs mystiques lors du rituel, pour des raisons de sécurité. Raison pour laquelle l’authentique Habiyè des ancêtres n’est plus le même aujourd’hui.
La danse Habyé est une danse de démonstrations mystiques en pays kabyè. C’est l’occasion de démontrer les forces occultes des sorciers. Elle se déroule au moment du retour de la retraite en brousse des initiés qui accèdent ainsi à la classe guerrière des Kondana. Cette danse des sorciers a lieu tous les cinq ans au mois de novembre. Elle est aussi triennale. Elle offre aux seuls initiés, l’opportunité de se prouver mutuellement une maitrise des forces de la nature.
Crédit photo : Innocent KETEMEPI
© Novembre 2025
mercredi 7 octobre 2020
samedi 26 septembre 2020
Exposition, ART, CULTURE ET LA PROTECTION DE LA BIODIVERSTE.





























